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L'Ile de Beauté : un peu
d'histoire
Située si près des côtes françaises et
des côtes italiennes, la Corse a tout au long de son histoire aiguisé les
convoitises des puissances qui cherchaient à dominer le bassin méditerranéen.
Son histoire est le reflet permanent d'une terre envahie, mais aussi enrichie
au contact de civilisations dominatrices, invitant son peuple à se créer une
identité forte, à la défense de son île et de son patrimoine.
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L'île avant la
domination des civilisations phocéennes
et romaines :
On estime que l'île était déjà peuplée
aux alentours du septième millénaire avant Jésus-Christ, comme en témoigne la
découverte d'un squelette de femme, baptisée par les historiens la "
Dame de Bonifacio " . De nombreux vestiges témoignent d'une histoire
riche de civilisations évoluées qui maîtrisèrent très vite les différentes
techniques, profitant au mieux de la grande richesse minérale du sol de l'île
: technique du cuivre dès le quatrième millénaire, métallurgie du cuivre au
troisième. Le site de Filitosa, riche d'alignements de mégalithes (menhirs et
dolmens, mais aussi statues menhirs) est une synthèse des civilisations qui
se sont développées sur l'île : néolithique (6000-2000 avant J-C),
mégalithique (3500-1000 avant J-C), puis torréenne (1600-800 avant J-C),
cette dernière civilisation se caractérisant par la construction de sortes de
villages fortifiés défendus par d'imposantes tours. On peut retrouver des
restes de ces villages dans le Niolo, la Castagniccia et dans le Cap Corse.
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L'île sous les
empires grecs et romains :
Vers 565 avant J-C, les Grecs de Phocée,
à la recherche d'une escale paisible sur la route de Massalia, fondèrent un
comptoir commercial à Alalia. Ce comptoir, qui deviendra une véritable
métropole, comptant jusqu'à 80 000 habitants, est idéalement située sur la
côte est de l'île, loin des côtes escarpées et dangereuses, à l'embouchure de
la vallée du Tavignano, cours d'eau permettant de gagner le centre de l'île
et s'avérant un axe important pour exploiter au mieux la richesse du sol,
d'où sont extraits cuivre, fer, plomb argentifère.
Etrusques, Carthaginois et romains se disputeront Alalia jusqu'à ce qu'elle
soit conquise en 259 avant J-C par les romains qui la rebaptiseront Aléria,
base navale de Rome.
Désireux d'occuper toute l'île, les romains mèneront des guerres meurtrières
avec les habitants puis l'annexeront à la Sardaigne, l'ensemble constituant
la deuxième province romaine.
Pendant cinq siècles qui verront se créer différentes villes, notamment
l'actuelle Calvi, la paix, quoique dépendante des turbulences politiques de
Rome, s'installera sur l'île.
C'est dans la dernière partie de l'ère romaine que les premiers missionnaires
chrétiens arrivent sur l'île et, malgré les fortes résistances des romains,
commencent à christianiser une population provenant d'un brassage entre les
habitants de souche, les colons latins et d'autres émigrés.
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Du cinquième au
treizième siècle :
Du cinquième au treizième siècle : l'île
est assiégée en permanence puis retrouve son calme sous l'autorité de Pise.
Au cinquième siècle, l'île est victime des Vandales et Ostrogoths qui pillent
et ravagent toutes les richesses.
Dès 420, Aléria est en ruine et les insulaires fuient le littoral pour se
réfugier dans les montagnes. La place semble libre pour de nouvelles
convoitises…
Rattachée à l'Empire Byzantin, puis administrée à partir du VIIIème siècle
par le Saint-Siège, l'île continue à être victime d'actes de piraterie.
Du VIIIème au Xème siècle, les Sarrasins reprennent le flambeau des pillages
et finissent par créer des places fortes dans l'île, comme en témoignent les
noms conservés par certains villages (Campomoro, Morosoghlia, etc). Mais ce
ne sont pas les seigneurs locaux dépendant du Saint-Siège, préoccupés par
leurs intérêts personnels et partisans, qui peuvent ramener l'ordre et le calme
sur l'île.
Pour remédier à cette situation, en 1077, tandis que Pise et Gênes,
désireuses de faire régner la paix en Méditerranée, s'entendent contre les
Sarrasins, le pape Grégoire VII confie l'administration de la Corse à
l'évêque de Pise.
Ainsi, de la fin du XIème siècle jusqu'à la fin du XIIIème siècle, l'île
bénéficie de la sagesse et des bienfaits de la République de Pise, la grande
rivale de Gênes.
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L'île dominée par
Gênes jusqu'en 1768 connaît 14 années d'indépendance:
L'île dominée par Gênes jusqu'en 1768,
connaît 14 années d'indépendance de 1755 à 1769 sous l'impulsion de Pascal
Paoli.
Les génois ne peuvent se satisfaire de la domination pisane. Dès 1195 ils
colonisent Bonifacio, installent des colonies, refondent Calvi en 1268, et en
1284 remportent la bataille navale de la Meloria qui leur assure une
suprématie sur l'île.
À la fin du XIIIème siècle, le Pape Boniface VII, ne reconnaissant pas cette
suprématie, donne l'investiture de la Corse et de la Sardaigne au Roi
d'Aragon, qui a pour emblème la tête de Maure, actuel symbole de la nation
corse.
Gênes, en lutte avec la République de Venise, délaisse un peu la Corse qui
sera ravagée par la grande peste de 1348, perdant un tiers de sa population.
Mais à la moitié du XIVème siècle, Gênes reprend Bonifacio, soumet les
seigneurs insulaires, construit des tours de guet tout autour de l'île,
commence à organiser l'île, puis en 1453 en confie la gestion à une banque,
l'Office Saint-Georges.
Un siècle plus tard, en 1553, les troupes du roi de France débarquent en
Corse. L'expédition française, commandée par Sampiero Corso, débarque à
Bastia et s'empare rapidement de l'île, exception faite de Calvi.
Ce n'est qu'en 1559 que l'île sera restituée aux génois par le Traité de
Cateau-Cambrésis. Mais pendant 10 ans, refusant l'occupation génoise,
Sampiero Corso sera à l'initiative de nombreux soulèvements dans l'île ; son
assassinat mettra un terme aux aspirations indépendantistes au moins jusqu'au
XVIIIème siècle.
Le Siècle des Lumières est, en effet, propice à de nouvelles aspirations
indépendantistes, facilitées par la décadence de Gênes.
En 1736 un baron allemand, Théodore de Neuhoff, soucieux de venir en aide à
des exilés corses, débarque sur l'île, fédère les insurgés, puis se fait
élire en mars roi de Corse sous le nom de Théodore Premier. La résistance
génoise vient à bout de cette curieuse royauté, et reprend tant bien que mal
le contrôle de l'île, jusqu'à ce que l'enfant du Pays, Pascal Paoli, né en
1725, soit porteur de toutes les aspirations corses.
En avril 1755, il galvanise une bonne partie de la population et repousse les
gênois dans leurs derniers retranchements, notamment à Calvi, plus favorable
aux génois qu'aux paolistes. En Juillet 1755, Paoli est proclamé Général de
la Nation Corse ; il établit la capitale à Corte, où il fonde une Université,
tout en dotant l'île d'une constitution démocratique inspirée des Lumières.
Indépendante, l'île frappe monnaie et se dote d'un appareil politique,
judiciaire et administratif.
Les gênois demandent secours à la France, négocient avec elle et, en 1768,
par traité, cèdent l'île au royaume de Louis XV. Après avoir envoyé Marbeuf
en mission de conciliation, les français passent à l'offensive et le 8 mai
1769 remportent la bataille du Ponte Nuovo qui marque le début de la corse
française. Pascal Paoli est exilé en Angleterre et ne rejoindra son île qu'en
1790.
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L'île française :
En 1770, Marbeuf, nommé gouverneur de
l'île, pacifie les populations, installe l'organisation administrative,
judiciaire et religieuse du Royaume de France, tout en contribuant à
développer l'économie de l'île.
À la fin du siècle, elle suit le rythme de la révolution et de la rivalité
franco-anglaise. Elle voit revenir pascal Paoli en 1790 qui, allié aux
anglais, fait voter en juin 1794 la séparation absolue et définitive de l'île
avec la France. Mais ce régime anglo-corse, avec Sir G. Eliott pour vice-roi,
qui privilégie les grandes fortunes, est trop éloigné de la majorité du
peuple corse pour pouvoir progresser. En 1795, Pascal Paoli lui-même est de
nouveau contraint à s'exiler à Londres où il mourra en 1807.
En 1796, les troupes françaises réoccupent l'île sous l'impulsion de
Bonaparte, qui rentre de sa campagne d'Italie. Bonaparte, quoiqu'enfant du
pays, né à Ajaccio le 15 Août 1769, va traiter son île sans la moindre
concession et la mettra sous le joug de la République, tout en contribuant au
développement économique de l'île, constituée en deux départements, puis en
1811 en un seul département.
A partir de cette période, l'île, département français, suivra tant bien que
mal l'évolution de la nation française : évolution économique et structurelle
avec, dès 1894, l'inauguration de la liaison ferroviaire Ajaccio - Bastia ;
évolution diplomatique et conflictuelle avec de lourdes pertes lors de la
première guerre mondiale. 14 000 soldats corses meurent lors de la grande
guerre, la disparition des forces masculines, jeunes et vives, générant un
marasme démographique et économique sans équivalent, puisqu'on estime que
l'île a perdu près de 40 % de sa population dans la première moitié du
vingtième siècle.
Entre 1942 et 1943 l'île sera occupée par les italiens et les allemands, mais
la deuxième guerre laissera moins de séquelles.
En 1970 la région corse est créée, divisée en deux départements en 1975. En
1982, sous l'impulsion de différentes forces politiques exprimées de
différentes manières, la première assemblée élue au suffrage universel est
créée, dont les pouvoirs ne cesseront de s'étendre.
L'histoire corse, ballottée par les changements de gouvernements de la
cinquième République, incapables de dessiner et définir la ligne de la
nation, apparaît en ce début du siècle encore tourmentée, avec, à l'horizon,
de nouveaux enjeux d'indépendance ou bien des rapports plus équilibrés entre
corses et continentaux.
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La Corse
aujourd'hui
- Dimensions : Longue de 180 km et large de 80 km, la Corse qui compte 1050 km
de côtes, a une superficie de 8 680 km².
Très montagneuse, son point culminant est le Monte Cinto à 2 706 mètres.
- Population : Selon le recensement de 1999 la Corse, avec une densité de 28
habitants au km², compte 260 149 habitants (126 902 hommes et 133 247
femmes) 22,1 % de la population a moins de 19 ans, 26,0 % entre 20 et 39
ans, 26,9 % entre 40 à 59 ans, 15,9 % entre 60 à 74 ans et 9 % plus de
74 ans.
Avec une moyenne de 25 400 naissances par an, le taux de natalité est de
11,07 %, contre une moyenne de 24 160 décès par an (taux de mortalité :
10,73 %).
- Institutions administratives : La Corse est une région française qui regroupe
deux départements, la Haute-Corse (superficie de 4 666 km² occupée par
53% de la population avec Bastia comme chef-lieu) et la Corse-du-Sud
(superficie de 4 014 km² occupée par 47% de la population avec Ajaccio
comme chef-lieu).
L'île compte 360 communes et 52 cantons.
- Institutions politiques : une assemblée de 51 membres élus pour 6 ans
(créée par le statut du 13 mai 1991 qui fait de l'île une collectivité
territoriale), ayant pour Siège Ajaccio, a pour but de diriger l'action
de la collectivité territoriale dans ses domaines d'intervention,
notamment le développement économique, social, éducatif, culturel et
l'aménagement du territoire.
- Données économiques : avec 18 300 chômeurs, le taux de chômage dans
l'île est de 17,6 %. Le tourisme est la première industrie de l'île et
on estime que 10% de la richesse produite sur l'île est directement liée
au tourisme. L'agriculture, centrée sur la production de vin et de
produits locaux à forte identité (charcuteries, fromages, miel,
confitures) est elle-même liée au développement du tourisme. Mais
l'économie insulaire est essentiellement tertiaire, le secteur des
services fournissant en effet 80 % de la valeur ajoutée.
En 1994 le PIB était de 24,5 milliards de francs.
- Structures : La Corse, dotée d'un important réseau routier avec 5 routes
nationales, compte un réseau ferroviaire de 232 km qui se déploie en
trois lignes (Ajaccio/Ponte-Leccia, Ponte-Leccia/Bastia et
Ponte-Leccia/Calvi).
Elle dispose de 4 aéroports qui assurent des liaisons vers la France
continentale et l'Europe : Bastia Poretta, Ajaccio Campo dell'Oro, Calvi
Sainte-Catherine et Figari Sud Corse.
Bastia et Ajaccio sont les principaux ports, structurés pour accueillir
les navires marchands et les ferries qui assurent de nombreuses liaisons
vers la France continentale et l'Italie.
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Villes et
régions de Corse :
Corte et sa région
:
Capitale de la nation corse de Pascal
Paoli entre 1755 et 1769, Corte joua un rôle historique important. Elle offre
une diversité représentative des paysages typiques de l'île. Construite au
Xème Siècle, à 1100 mètres d'altitude, Corte est la seule citadelle située à
l'intérieur des terres.
Ses principales curiosités sont la place Paoli, dominée par la statue de
bronze du père de la Nation, la place Gaffori, le palais national, unique
vestige à Corte de l'architecture civile génoise. La citadelle abrite
aujourd'hui le Fonds régional d'art contemporain et le musée de la Corse.
Dans la région, la forêt de Valdo-Niello, la vallée de la Restonica avec ses
gorges classées en 1996 grand site national, les lacs d'origine glaciaire de
Melo et de Capitello, et les principaux monts de l'île ( le Cinto à 2710 m,
le Rotondo à 2622 m, le Renoso à 2532 m et le Cardo à 2453 m) sont des étapes
de randonnée privilégiées.
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Bastia et sa région, la
Castagniccia et le Cap Corse :
Bastia : L'histoire de la ville commence en 1380,
lorsque le gouverneur génois Leonello Lomellini décide d'élever une "
bastiglia " ou bastille sur un relief escarpé situé au-dessus du port,
pour protéger la ville. Celle-ci laissa son nom à Bastia, qui jouera le rôle
de capitale de l'île jusqu'en 1811. Elle retrouvera son statut de préfecture
en 1974, lorsque la Corse sera scindée en deux départements.
Véritable capitale économique et premier port de l'île, Bastia est marquée
par l'empreinte de Gênes. La ville ancienne, qui mérite une visite tant pour
la qualité de ses monuments que pour l'atmosphère de ses ruelles pavées,
s'ordonne en deux quartiers autour du ravissant vieux port : la ville basse,
Terra-Vecchia, au nord, et la ville haute, Terra-Nova, au sud.
Terra-Vecchia offre la place St-Nicolas, vaste esplanade, longue de 300
mètres, l'oratoire baroque de la chapelle Saint-Roch, les maisons Cardi et
Castagnolo qui dateraient de l'origine de la ville, l'église St Jean-Baptiste
du XVIIème, le jardin Romieu, et le vieux port au pied de la citadelle et de
son donjon...
Terra-Nova offre le palais des gouverneurs, ancien siège des gouverneurs
génois, la place du donjon près duquel est situé le musée d'Ethnographie, des
chapelles baroques telles que l'église Ste-Marie ou la chapelle Ste-Croix.
À voir à proximité : l'église Ste-Lucie qui offre une vue exceptionnelle sur
Bastia, l'étang de Biguglia et l'île d'Elbe, mais aussi La Canonica,
cathédrale romane du XIIème Siècle...
De nombreuses manifestations populaires rythment la vie de Bastia : les
musicales de Bastia en décembre, le festival du cinéma italien, le salon de
la BD en avril, la semaine de la mer en mai, la reconstitution historique
" La relève du gouverneur " en juillet, le festival du film des
cultures méditerranéennes en novembre...
La Castagniccia, à l'intérieur des
terres, au Sud de Bastia : La Castagniccia, paradis vert à la flore inégalable, est une
invitation à la randonnée. Royaume de la châtaigne, son nom signifie : "
région plantée de châtaigniers ".
Au sein d'une nature généreuse parcourue par des routes et sentiers sinueux,
se nichent des villages pittoresques où l'on peut admirer de somptueux
monuments religieux : le couvent d'Orezza, fondé au XVIIIème siècle, la
chapelle San Quilico de Cambia , modèle d'art roman pisan du XIIème siècle,
la chapelle de San Pantaleon où l'on peut admirer des fresques de la fin du
XVème siècle, l'église Saint-Pierre et Saint-Paul de Piedicroce, dont la
décoration intérieure n'a rien à envier à l'admirable façade baroque et
l'ancienne cathédrale St-Érasme de Cervione, une des premières églises
baroques en Corse.
Au village de Morosaglia, lieu de naissance de Paoli , se trouve le Musée
départemental ; ce musée qui regroupe objets personnels de Paoli et documents
historiques, est situé dans la maison natale du héros de la nation. Enfin,
c'est au nord de la Castagniccia, sur le Golo, que se trouvent les ruines du
célèbre Ponte Nuovo , théâtre, le 8 mai 1769, de la bataille entre l'armée
française et les troupes paolistes, qui marqua la fin de la courte
indépendance corse.
Le Cap corse : Long de 40 kilomètres, large de moins de
10 kilomètres et culminant à 1307 mètres d'altitude avec le Monte Stello, le
Cap Corse, protégé par ses tours gênoises, est un petit condensé de toutes
les splendeurs de l'île. Aux pittoresques villages, tels que Tomino, Nonza,
Cannelle, Canari ou encore Sisco avec sa Chapelle St-Michel du XIème Siècle
qui est considérée comme un chef d'œuvre du premier art roman, se mêlent des
plages de rêve telles que Barcaggio, des petits ports tels que Centuri ou
Maccinaggio, et des lieux uniques où l'on peut jouir de panoramas
époustouflants, que ce soit en haut du col de Teghime à 536 mètres
d'altitude, ou plus haut, à 960 mètres d'altitude, au sommet de la Serra di
Pigno. Au sud du cap corse s'étend le Nebbio dont la capitale est
Saint-Florent, station balnéaire chargée d'histoire.
Propice à la culture de la vigne, le sud du cap corse est la patrie du célèbre
Patrimonio et des muscats qui n'ont rien à envier à ceux du continent.
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Calvi et la Balagne :
Calvi : Fondée sous les romains, Calvi choisit la
protection gênoise dès 1278. La devise de la ville " Semper Fidelis
" illustre la fidélité de la ville à la république de Gênes.
Avec près de 5000 habitants, Calvi, capitale de la Balagne, est la cinquième
ville de l'île de Beauté. Située au Nord-Ouest de l'île, à 90 kilomètres de
Bastia et 150 kilomètres d'Ajaccio, Calvi est la ville corse la plus proche
des côtes françaises. Nichée à l'abri d'une des plus belles baies de l'île où
les vacanciers aiment pratiquer de nombreux sports nautiques, dominée par une
majestueuse citadelle qui accueille le dédale du vieux Calvi et une église du
XIIIème siècle, l'Église Saint-Jean-Baptiste, Calvi est une petite ville
colorée et animée, particulièrement en saison, où de nombreux plaisanciers
aiment à faire escale.
Son ambiance unique est ponctuée par de nombreuses manifestations, telles que
les Rencontres Polyphoniques fin septembre, le Festival du Vent en octobre et
surtout le Festival du Jazz fin juin...
La Balagne : Descendant des hautes montagnes à l'est,
la Balagne s'étend entre deux zones sauvages, le golfe de Girolata au sud et
le désert des Agriates au nord qui, avec ses 36 kilomètres de côtes aux
superbes plages et ses 5 000 hectares vierges, est un des endroits les plus
époustouflants de l'île.
La Balagne offre une vallée agricole fertile et riante, des stations
balnéaires, telles que Ile Rousse, mais aussi, du côté des montagnes, de
pittoresques villages perchés qui s'organisent autour d'églises baroques,
tels que Belgodère, Speloncato, Sant'Antonino et surtout Pigna.
Ce dernier village, aux maisons fleuries très bien entretenues, est
aujourd'hui un des principaux centres du renouveau des traditions artisanales
et musicales corses.
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Porto et sa région :
Le village de Porto tire son nom du port
antique qui existait à cet emplacement. L'attrait principal de Porto, qui n'a
rien d'une ville, est sa situation privilégiée, au cœur d'un golfe bordé de
falaises de granit rouge.
À l'intérieur des terres on remonte par le petit village d'Évisa, patrie du
marron corse, pour atteindre une des plus belles forêts de l'île, la forêt
d'Aïtone d'une superficie de 2 402 hectares, qui s'étend de 800 à 2057 mètres
d'altitude. Elle est traversée par un cours d'eau, le torrent d'Aïtone, qui
se déverse en de gigantesques cascades et enchevêtrements de baignoires et
piscines naturelles aux eaux translucides, évoluant vers les gorges de la Spelunca,
où l'on peut encore, au cours de randonnées, admirer d'authentiques ponts
génois.
Au nord du golfe, sont situées la presqu'île de Girolata et la réserve
naturelle de Scandola, patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1983, qui
offrent une faune et une flore, aussi bien terrestre que marine, d'une
variété exceptionnelle.
Au sud du golfe, jusqu'au Capo Rosso qui porte la tour de Turghio, se
trouvent les Calanques de Piana, défilé granitique tout de rouge vêtu,
saisissante œuvre de l'érosion, qu'on appréciera aussi bien par la mer qu'au
cours de promenades dans les rares chemins, ou du haut de la route
départementale 81 qui conduit à Cargèse.
Vers 1775, des réfugiés grecs débarquent à Ajaccio, sont chassés par les
français et finalement repoussés à Cargèse. Aujourd'hui encore, le grec y est
parlé et le culte orthodoxe pratiqué. Cargèse est dominée, de part en part,
par deux églises de confessions différentes qui se font face : une église
grecque de rite orthodoxe élevée de 1852 à 1870 et une église baroque de
confession catholique romaine.
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Ajaccio et sa région :
Ajaccio : Au creux du plus grand golfe de l'île,
Ajaccio dont la vieille ville date du XVIème siècle, s'étend le long du
rivage et sur les hauteurs. Avec près de 60 000 habitants, Ajaccio est à la fois
un port vivant et une ville commerçante animée où il fait bon flâner,
bronzer, visiter les musées, faire du lèche-vitrines (notamment le long de la
rue Fesch ou du cours Napoléon), jouer au Casino, ou tout aussi simplement
faire la fête.
On y visite la Cathédrale construite à partir de 1582 et achevée en 1593 dans
le style Renaissance. La ville offre aux amateurs ses nombreux musées : le
musée Fesch, riche de peintures italiennes du XIV° au XVIII°, avec notamment
des œuvres de Bellini, Boticelli et du Titien, la Maison Bonaparte, le Musée
Napoléonien, le Musée du Capitellu qui retrace l'histoire de la ville et le
Musée A Bandera qui retrace l'histoire de toute l'île.
Enfin, Ajaccio accueille de belles plages aussi bien en son centre, que sur
la route des Iles Sanguinaires vers la pointe de la Parata, qui porte le nom
de la tour édifiée par les génois, qui domine et protège le golfe. Ces plages
de la corniche ajaccienne, à l'abri, ont pour spectacle le golfe et les îles
sanguinaires qui se dressent dans leur roche rouge.
La forêt de Vizzavona et Bocogano :
Sur la route d'Ajaccio à Corte,
vers la majestueuse forêt de Vizzavona constituée de hêtres et de pins
laricio, Bocognano est un joli petit bourg avec sa gare centenaire où passe
le train qui sillonne les montagnes corses. Tous les ans, mi-décembre,
Bocognano organise le temps d'un week-end la Fiera di a Castagna, typique
foire à la châtaigne qui rassemble de nombreux artisans et producteurs.
Les gorges de Prunelli, Bastelica et
Evisa : Un peu plus au Sud,
une route parallèle à celle menant d'Ajaccio à Corte, conduit au pittoresque
village de Bastelica qui, à 800 mètres d'altitude, domine la vallée du
Prunelli, offrant un spectacle magnifique sur les gorges de Prunelli et le
barrage de Tolla. Plus en hauteur, on peut atteindre Val d'Èse où l'on
pratique le ski, en hiver.
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Sartène et ses environs :
Citadelle située sur le rocher du
Pitraghiu qui domine la vallée du Rizzanese, Sartène est considérée comme la
plus corse des villes corses.
Le quartier de Santa Anna qui a su garder son aspect médiéval, fait tout le
charme de la vieille ville qui, chaque année pour Pâques, accueille les
processions du Catenacciu.
Aux alentours, Filitosa répond au Musée de Préhistoire Corse situé au cœur de
Sartène. Filitosa, site classé par l'UNESCO, offre avec ses alignements et
ses menhirs - statues, une véritable synthèse des origines préhistoriques
corses et demeure un des sites archéologiques préhistoriques parmi les plus
importants du monde.
En dessous de Sartène, s'étend au nord-ouest, le golfe de Valinco qui abrite
la station balnéaire de Propriano. À l'opposé, au sud, s'étend la longue
plage de Roccapina, gardée par le lion de Roccapina, rocher qui, au fil des
temps, a pris l'aspect du roi des animaux.
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Porto-Vecchio, Bonifacio et la
région :
Porto-Vecchio : Avec 9 300 habitants Porto-Vecchio est la
troisième ville de l'île. Située au fond d'un vaste golfe, dont le littoral
offre les plus belles plages de Corse, Porto-Vecchio domine la mer à 70
mètres d'altitude. La ville se divise en deux parties : la ville haute avec
ses fortifications et son vieux quartier et la ville basse, riche de nombreux
bars et restaurants qui vit au rythme du port.
Indépendamment de l'éblouissante richesse du golfe, l'intérêt principal de
Porto-Vecchio réside avant tout dans sa région, avec par exemple la forêt de
l'Ospedale et son hameau où les maisons ont des volets bleus comme en
Bretagne parmi des bouquets d'hortensias, bleus aussi ; autre grande et
spectaculaire curiosité de la région de Porto-Vecchio, Bavella, qui sous ce
nom cache à la fois une forêt située entre 500 et 1300 mètres d'altitude, des
aiguilles qui se livrent en défilé et, au creux d'un canyon, une série de
cascades et de bassins propices à la baignade que seul les randonneurs mériteront.
Bonifacio : La ville de Bonifacio est un véritable
spectacle. Elle est perchée sur une haute falaise de calcaire escarpée et
abritée et surplombe le goulet dit de Bonifacio qui se révèle être un
mouillage idéal pour les plaisanciers.
À la hauteur de l'eau, la marine est un ensemble de bars, de boutiques et de
restaurants où règne une atmosphère conviviale et festive.
Sur les hauteurs, avec ses maisons collées les unes aux autres qui semblent
prolonger la falaise, la vieille ville, riche d'un patrimoine datant du moyen
âge, arbore toujours ses splendeurs d'antan. Si Bonifacio offre un superbe
aquarium, c'est encore par son site naturel que s'offre le plus spectaculaire
avec une succession de grottes marines au cœur de falaises calcaires.
Non loin, les amateurs de golf découvriront avec le golf de Spérone un des
plus beaux parcours d'Europe, tandis que les amoureux de la mer pourront
rejoindre, depuis Piantarella, la petite île de Cavallo, île dite de
milliardaires au calme intact, ou rejoindre depuis Bonifacio les îles
Lavezzi, archipel granitique constitué de centaines d'îlots et de milliers de
rochers, abritant des petites criques et plages isolées, où l'on plonge dans
une eau chaude, turquoise et cristalline..
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